Depuis le 2 novembre et jusqu’au 31 janvier 2027, le musée d’Orsay expose les planches et les recherches de couleur de Miguel Lalor pour la bande dessinée « Impressions Claude Monet », à deux pas des toiles du peintre.
Plan de l'article
Que montre l’exposition du musée d’Orsay ? #
Selon ActuaBD, qui a visité l’accrochage, le parcours ne se limite pas aux planches finales. On y voit aussi des essais de couleurs, des recherches de couverture et des étapes intermédiaires. Le tout est installé sur la passerelle du niveau 4, juste au-dessus de la galerie où sont accrochés les impressionnistes.
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Pour qui dessine, c’est le vrai intérêt de la visite. On peut comparer en quelques mètres une recherche de palette, la planche qui en est sortie et, un étage plus bas, le tableau qui l’a inspirée.
Un album qui n’est pas une simple biographie #
« Impressions Claude Monet » accompagne les célébrations du centenaire de la mort du peintre, disparu en 1926 à Giverny. ActuaBD le décrit comme un parcours à travers des moments et des anecdotes de sa carrière plutôt qu’un récit chronologique complet.
La critique d’Unidivers détaille ces étapes : la jeunesse normande et la découverte de la peinture en plein air auprès d’Eugène Boudin, la lumière de l’Algérie, puis Londres et Venise. La fin du livre se passe à Giverny, avec Clemenceau et les Nymphéas. L’album compte 200 pages, avec une direction scientifique confiée à Anne Robbins.
Le livre est lié à l’exposition « Monet, peindre le temps », présentée au musée de l’Orangerie du 30 septembre 2026 au 25 janvier 2027, toujours d’après Unidivers.
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Comment Miguel Lalor a-t-il abordé la couleur de Monet ? #
C’est là que l’album intéresse les dessinateurs. Miguel Lalor raconte à ActuaBD qu’il connaît Orsay de longue date : « Quand on commençait à parler de couleurs, je les emmenais toujours à Orsay étudier les tableaux de Monet ». Il travaille ici à l’aquarelle.
Sa ligne de conduite tient en une phrase : « Je ne voulais pas copier Monet. » Il explique aussi que « le dessin réaliste ne me correspondait plus ». Autrement dit, il ne s’agit pas de reproduire des toiles case par case, mais de trouver une manière de dessiner qui évoque la touche impressionniste sans la singer.
Ce qu’on peut en retenir pour son propre dessin #
Chercher la couleur avant la planche
Les essais de couleurs exposés rappellent une étape qu’on saute trop souvent. Avant de colorier une page, on peut faire de petites vignettes de quelques centimètres pour tester deux ou trois palettes. On choisit ensuite celle qui rend le mieux l’heure du jour ou l’ambiance.
S’inspirer sans copier
Copier un tableau est un bon exercice d’atelier. Mais la démarche de Lalor montre l’étape suivante : retenir ce qui frappe chez un maître, comme la lumière fragmentée, l’ombre colorée ou le cadrage, puis l’appliquer à ses propres sujets.
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Aller au musée avec un carnet
L’anecdote d’un dessinateur qui emmène ses élèves étudier la couleur devant les originaux vaut conseil. Une reproduction écrase les nuances ; devant une toile, on voit la superposition des couches et la direction des touches. Un carnet et quelques crayons de couleur suffisent pour noter ce qu’on observe.
Une BD qui entre au musée #
Voir des planches de bande dessinée accrochées dans un musée des beaux-arts n’est plus une surprise, mais l’association a ici du sens. Le livre a été coédité avec Orsay et l’Orangerie, où sont exposés les Nymphéas et de nombreuses toiles du peintre. Face à un autoportrait du peintre, Miguel Lalor confie à ActuaBD : « j’ai l’impression de retrouver un vieux copain ! »
Questions fréquentes #
Jusqu’à quand voir les planches à Orsay ?
Jusqu’au 31 janvier 2027, sur la passerelle du niveau 4 du musée.
Qui a réalisé l’album ?
Stephen Desberg au scénario et Miguel Lalor au dessin et à la couleur, aux éditions Les Arènes BD.
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Faut-il connaître Monet pour lire la BD ?
Non, l’album suit les grandes étapes de sa vie, de la Normandie à Giverny, et se lit comme une introduction.




