Pour la première fois, la BnF et le Centre Pompidou réunissent leurs fonds de dessins et de gravures de Louise Bourgeois, au site Richelieu à Paris, jusqu’au 21 février 2027. Une exposition à regarder crayon en main.
- « Louise Bourgeois. Extrême tension » occupe les galeries Mansart et Pigott de la BnF Richelieu.
- Elle montre comment le dessin et la gravure se sont nourris l’un l’autre chez l’artiste.
- Le plein tarif est à 15 €, le tarif réduit à 10 €.
- Une visite guidée « dessinée » est programmée jusqu’au 13 février 2027.
Plan de l'article
Pourquoi cette exposition compte pour les dessinateurs #
On associe d’abord Louise Bourgeois (1911-2010) à ses araignées monumentales. Le parcours de la BnF prend l’œuvre par l’autre bout : la feuille, le trait, la plaque de cuivre. Il s’agit, selon la présentation de la BnF, de la première exposition consacrée à l’artiste dans une institution publique parisienne depuis 2008.
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L’intérêt tient aussi à l’addition des deux collections. Le Centre Pompidou conserve 91 œuvres, entre dessins, estampes, sculpture et installation. La BnF possède plus d’une centaine d’estampes et huit livres d’artiste. Le communiqué du Centre Pompidou rappelle que ces deux fonds n’avaient jamais été montrés ensemble.
En 1995, les deux institutions avaient consacré chacune de leur côté une exposition à ce travail graphique. Cette année-là, l’artiste a aussi fait don à la BnF d’environ une centaine de planches couvrant, d’après la galerie Xavier Hufkens, l’ensemble de sa production gravée. Le visiteur peut donc suivre un geste sur la durée, ce qu’un accrochage de quelques feuilles ne permet pas.
Dessin et gravure, deux pratiques qui se répondent #
La thèse de l’exposition est simple : chez Bourgeois, les techniques ne vivent pas séparément. Installée à New York en 1938, elle découvre la gravure à l’Atelier 17 de Stanley William Hayter. Ce médium devient, avec le dessin, un pilier de son travail, et les deux dialoguent avec la sculpture.
Pour qui dessine, cette circulation est la vraie leçon. Un motif trouvé au crayon peut être repris sur une plaque, puis modifié, puis retrouvé dans un volume. Passer d’un outil à l’autre oblige à reformuler ce qu’on croyait acquis, et c’est souvent là qu’un motif prend du caractère.
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Le communiqué relève aussi que les mots et les images se mêlent dans ces feuilles, et que les gestes s’y répètent. La galerie Xavier Hufkens parle de gestes répétés « comme des rituels ». Devant ces œuvres, la répétition mérite qu’on s’y arrête : ce n’est pas un exercice préparatoire, c’est le sujet même de la feuille.
Ce qu’il faut regarder sur place #
Trois points d’observation peuvent guider une visite, quel que soit son niveau en dessin. Ce sont des pistes de lecture personnelles : les présentations consultées ne détaillent pas le parcours salle par salle.
Le matériel, souvent modeste
Le communiqué cite Altered States (1992), réalisée à l’encre de couleur, à la mine graphite et au stylo-bille sur papier. Une combinaison à la portée de n’importe quel carnet. Regardez comment l’encre et la mine cohabitent, et ce que le stylo-bille apporte de nerveux ou d’insistant.
L’écriture dans l’image
Quand un texte manuscrit entre dans une composition, il cesse d’être une légende. Observez où il se place, s’il suit une forme ou s’il la contredit, et comment sa densité joue avec celle du trait. C’est un essai facile à refaire chez soi, sur une simple page de carnet.
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Le passage d’une feuille à l’autre
Quand un motif revient, comparez les versions. Qu’est-ce qui a été simplifié ? Qu’est-ce qui s’est durci ? La gravure impose ses propres contraintes de trait, et l’écart entre une planche et un dessin voisin en dit souvent plus qu’un cartel.
Une œuvre construite à l’écart des courants #
Le Centre Pompidou souligne que l’artiste a mené son travail en marge du surréalisme, de l’expressionnisme abstrait et du minimalisme. Le détail compte pour un dessinateur d’aujourd’hui : ce corpus ne se range pas derrière un style que l’on pourrait imiter. Il s’est construit par obstination, autour de quelques motifs repris sans relâche.
Les présentations publiques que nous avons consultées n’indiquent pas combien de pièces sont accrochées au total. Les chiffres disponibles décrivent les collections conservées, pas le nombre d’œuvres présentées, et il ne faut pas les confondre.
Infos pratiques pour la visite #
L’exposition se tient au site Richelieu de la BnF, 5 rue Vivienne, dans le 2e arrondissement. Elle est ouverte du mardi au dimanche de 10 h à 18 h, et jusqu’à 20 h le mardi, avec une fermeture le lundi, le 25 décembre 2026 et le 1er janvier 2027.
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| Billet | Prix |
|---|---|
| Plein tarif | 15 € |
| Tarif réduit | 10 € |
| Plein tarif avec le Musée de la BnF | 18 € |
| Tarif réduit avec le Musée de la BnF | 13 € |
Le commissariat général est assuré par Marie-Laure Bernadac, avec Cécile Pocheau-Lesteven pour la BnF et Anne Monfort-Tanguy pour le Centre Pompidou. Un catalogue de 192 pages accompagne l’exposition, au prix de 45 €.
La BnF propose une visite guidée « dessinée » du 31 octobre 2026 au 13 février 2027. Sa page ne précise ni le déroulé ni le prix : mieux vaut consulter l’agenda de l’établissement avant de réserver.
Questions fréquentes #
Jusqu’à quand voir l’exposition Louise Bourgeois à la BnF ?
Elle est présentée jusqu’au 21 février 2027 sur le site Richelieu, dans les galeries Mansart et Pigott.
Combien coûte l’entrée ?
Le plein tarif est de 15 € et le tarif réduit de 10 €. L’accès est gratuit avec le Pass BnF lecture/culture ou le Pass Recherche illimité.
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Que montre l’exposition exactement ?
Elle est consacrée à l’œuvre graphique de l’artiste : dessins, estampes, portfolios et livres d’artiste issus des fonds de la BnF et du Centre Pompidou.




